Raton laveur

Le raton laveur est toujours chassé pour sa fourrure mais il ne constitue pas une espèce en danger ni menacée. Il peut être porteur d'une maladie comme la rage ou la gale ainsi que des parasites.
Description
Le raton laveur possède une fourrure généralement gris-brun, tirant plus ou moins vers le gris ou le brun. Le visage blanc porte de larges taches noires autour des yeux en forme de masque et une bande noire sur le nez. Sa tête est large, son museau est pointu, ses yeux sont noirs et ses oreilles sont assez courtes, de 4 à 6 cm. Il possède de longues canines comme tous les carnivores. Ses pattes sont dotées de cinq doigts munis de griffes non rétractibles. Sa est généralement longue, de 20 à 28 cm, et peut mesurer jusqu’à 40 cm. Elle compte 5 à 7 anneaux bruns ou noirs et son extrémité est toujours noire.
Le raton laveur adulte mesure entre 60 cm et 105 cm selon les individus, queue comprise. Les mâles sont plus grands et plus lourds que les femelles. Il pèse entre 3,9 et 9 kg en moyenne. Le poids fluctue selon la saison, atteignant un maximum à l’automne : sa masse peut alors augmenter de 50 % dans les régions situées au nord.
Sa longévité est de 3-5 ans en milieu naturel, le raton laveur peut vivre aussi jusqu'à 14 ans, mais la plupart des jeunes meurent de malnutrition, de maladie ou tués par un prédateur. En captivité, il peut dépasser l'âge de 16 ans.
Comportement
Le raton laveur vit dans les forêts mixtes, les forêts de feuillus et les régions agricoles. On le retrouve en bordure des forêts, le long des cours d’eau et dans les marécages sous presque toutes les latitudes de l'Amérique du Nord. Il peut aussi vivre dans les parcs urbains et les banlieues. Le territoire du raton laveur varie entre 1 et 50 km2 en fonction des densités humaines. La femelle ne défend pas son territoire. En moyenne, il est de 4 à 20 individus par km2 sur les terres cultivées et jusqu’à 100 par km2 en ville. Le domaine vital d’un mâle compte entre 2 à 12 femelles en période de reproduction.
Le raton laveur s’abrite dans les arbres creux, les qouches, les cavernes, les terriers de marmottes abandonnés, les granges ou les hangars. Il change souvent d’abri. Vers mi-novembre, il se réfugie dans son gîte et y passe l’hiver en état de torpeur, ne se réveillant que de temps à autre. Comme l’ours noir, il cesse de manger et survit grâce à ses réserves de graisse accumulées pendant l’été. La température de son corps et son métabolisme demeurent élevés. Les mâles sortent de leur gîte fin janvier, les femelles vers mi-mars. En ville, on peut trouver l’animal dans les greniers, les égouts et les cheminées auxquels il accède grâce à ses griffes qui lui permettent de grimper facilement à plusieurs mètres du sol. Chaque gîte abrite entre un et cinq individus. Il fréquente plusieurs abris en dehors de l’hiver.
Le raton laveur est omnivore mais il préfère se nourrir d'invertébrés, d'insectes, qu'il attaque directement dans les nids car il est protégé des piqûres par son épaisse fourrure, de vers et de larves. Il mange également de petits animaux aquatiques tel que les palourdes d'eau douce, les moules, les écrevisses, les poissons, les grenouilles, les tortues, les amphibiens et les huîtres, mais aussi de petits mammifères tel que les rats musqués, les mulots. En été et en automne, il privilégie le maïs, les fruits, les baies, les glands et les noix. Dans les villes, il fouille dans les poubelles qu’il ouvre aisément avec ses doigts agiles. Il lui arrive de manger des charognes.
Les jeunes ratons laveur se laissent facilement apprivoiser par les hommes. À l’âge adulte, les mâles deviennent agressifs et reviennent facilement à la vie sauvage après un temps de captivité. Le raton laveur est un bon grimpeur et un bon nageur. Sur terre, il se déplace assez lentement, ce qui le rend vulnérable. Il peut descendre d’un tronc la tête la première, en tournant ses pieds de derrière à 180°. Il est curieux et intelligent, il sort de sa tanière surtout la nuit, sauf pendant la période de reproduction et en ville. Le raton laveur émet des grognements lorsqu’il est en danger. En été et en automne, il emmagasine des réserves de graisse pour la mauvaise saison et peut gagner jusqu’à deux fois son poids d’origine. L’épaisseur de la couche de graisse peut atteindre 2,5 cm sur le dos. En hiver, le raton laveur n’hiberne pas mais entre dans une période d’inactivité et de dormance, sauf dans les régions du Sud où l’animal continue d’être actif.
Le raton laveur s'accouple en janvier ou en février dans les régions du nord, en mars dans les autres régions. Les femelles n’ont qu’une seule portée par année et peuvent avoir des petits dès leur première année. Le mâle est polygame et peut se reproduire dès sa deuxième année. La femelle est réceptive pendant 3 à 6 jours. La gestation dure 63 jours. Une portée comprend entre un et trois ratonneaux au sud contre trois à sept au nord et parfois jusqu’à neuf. Les petits naissent en avril ou en mai. Ils sont aveugles, pèsent entre 60 et 75 grammes et ont le dos et les flancs poilus. Les premières dents apparaissent au bout d’une vingtaine de jours. Leurs yeux s’ouvrent à trois semaines. Les femelles s’occupent seules de l’élevage des petits qui sont sevrés à quatre mois. Le masque noir de la fourrure autour des yeux ainsi que les anneaux de la queue apparaissent avant dix semaines. Leur cri est semblable au pépiement d’oiseau et ils se nourrissent du lait maternel. Les ratonneaux peuvent à leur tour se reproduire à l’âge d’un an pour les femelles ou deux ans pour les mâles. Ils passent leur premier hiver avec leur mère et ne se dispersent qu’au début de l’été suivant.
Classification et espèces
Le raton laveur, ou raton laveur commun est un mammifère omnivore, devant son nom à son habitude, plus ou moins réelle, de tremper ses aliments dans l’eau avant de les manger, et fait parti de la famille des procyonidae.
Raton laveur : Procyon lotor